Commune Tshopo : assassinats et vols à mains armées

Publié le par journalmongongo.over-blog.com

Depuis quelques mois, la commune Tshopo vit dans un climat d’insécurité croissante. Début février, un homme d’affaires a été assassiné sur la 5ème avenue vers 19h 30. Les premiers éléments d’enquête parlent d’un règlement de compte. En octobre 2011, cette commune a été dans l’émoi avec l’assassinat, sur la véranda de la maison familiale (13ème avenue) la nuit, de Kwezi, joueur talentueux de Nika, une équipe locale de foot. Quelques mois avant, c’est le corps sans vie d’un homme qui est ramassé le matin sur la 5ème avenue selon un officier de police. Cette insécurité tend à se généraliser dans les autres communes.

De nombreuses autres agressions à l’arme blanche (machette) sont enregistrées. Ces malfaiteurs opèrent de plus en plus sur des motos, se faisant passer pour des taximen. “Dans la nuit du 8 de février vers 21 h, J’ai été bousculé par des hommes armés de couteaux au croisement de la route Buta et la 8ème avenue de la commune Tshopo. L’un d’eux a sauté sur moi et a arraché mon sac. J’ai voulu me battre mais ils m’ont mena­cée avec un couteau et ils sont vite partis”, témoigne Hélène Mastaki, une journaliste. Le chef de quartier du stade, Freddy Lomana, affirme que des groupes de bandits opèrent entre le rond point de l’Institut Maele jusqu’à la 13eme avenue sur la route Buta et entre la 1ere et la 15ème  avenue sur la route goudronnée. Ils sont armés de machettes communément appelées (Tramontina) et se font passer pour des motards.

Lors du café presse organisé par Médias pour la paix et la démocratie (Mepad), le maire de la ville Augustin Osumaka a indiqué que le comité provincial de sécurité s’emploie à contenir cette insécurité, due selon lui, à l’ouverture de la ville de Kisangani aux autres provinces et territoires. La mairie demande à la population de ne monter que sur des taxis numérotés.

Félix Abosa

Publié dans Mongongo 54

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