ECHOS DE PROVINCE_44

Publié le par journalmongongo.over-blog.com

Isangi : les syndicalistes chassent les enseignants des écoles

Nous avons réunion et nous devons être ensemble”, a déclaré François Befonga, syndicaliste de SYECO Isangi au préfet de l’Institut Lomami le 7 septembre jour du début de la grève des enseignants. “Ils sont venus me faire sortir de la salle alors que moi je veux aider mes petits frères”, raconte Moise Basila, sorti de sa classe parce qu’il donnait cours contrairement au mot de grève lancé par SYECO. Les enseignants sillonnent, en effet, les écoles pour faire exécuter leur décision.

Cette grève est suivie en partie dans les écoles publiques du chef lieu du territoire. Mais la plupart des préfets pensent que si la grève n’est pas nationale, elle est sans impact et craignent la politisation de ce boycott des enseignants pendant cette période sensible des élections. “Nous avons vérifié auprès de nos collègues à Kinshasa ils étudient normalement”, indique le frère Billi. “Les politiques peuvent  considérer cette grève comme un sabotage du pouvoir”, s’inquiète le préfet Jean Claude Kitambala. “Nous sommes fatigués de ces grèves qui n’ont aucune incidence dans notre vie” estime Moise Basila, comme d’autres enseignants.

Cependant les syndicalistes veulent que le gouvernement paye le vrai palier de Mbudi et mécanise les enseignants des nouvelles unités. “Pour l’intérêt supérieur de nos enfants nous devons négocier”, conseille de son côté Charles Gelongo un parent d’élève. La plupart des enseignants grévistes sont d’accord à condition que les parents acceptent de payer les frais des études au moins deux fois par an comme à Kinshasa. “Nous n’allons pas reprendre tant que nos réclamations ne trouvent pas de réponse”, souligne Dieudonné Wenda, secrétaire territorial de SYECO Isangi. En attendant les élèves continuent à venir aux écoles publiques du centre d’Isangi. A l’intérieur (Yabaondo, Yangambi, Imbolo…) les cours se donnent normalement.

Joseph Bassay. Septembre 2011

 

Ubundu : attaque à la grenade de la résidence privée d’une autorité

Dans la nuit du 9 septembre, la résidence privée de Jean-Pierre Daruwezi ancien administrateur général de l’Agence nationale de renseignement (ANR), aujourd’hui ministre de l’économie nationale a été attaquée par deux grenades. La sentinelle de cette maison en construction, inhabitée, e entendu une explosion vers une heure du matin. Seule la porte d’entrée a été légèrement endommagée. La seconde grenade trouvée à côté de la grande salle de réunion n’a pas explosé. Le lieu a été interdit de circulation par les agents d’Handicap international en attendant l’arrivée des démineurs. Cette situation plonge la population dans la peur en cette période électorale, vu ce qui vient de se passer à Kinshasa et au Katanga. C’est une sorte d’intimidation, car “la petite sœur du propriétaire de cette maison est candidate à la députation nationale à Ubundu”, affirme un habitant de cette cité. Un notable y voit en cela une façon de faire peur à la population hostile aux dirigeants actuels.   

Fidèle Lutula. Septembre 2011

 

Publié dans Mongongo 44

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article