ECHOS DE PROVINCE_47

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Ubundu : campagne anticipée, les femmes disposées à recevoir tous les candidats

 

Le 20 octobre, des femmes du quartier Lubamba de la cité d’Ubundu ont échangé sur le type de personne à élire. Elles ne vont   pas voter quelqu’un qui n’a pas de moyen. Pour elles, certains élus de 2006 sont devenus des riches mais  leur territoire n’en a pas bénéficié. Même les maisons d’habitation n’ont pas été réhabilitées. Cette échange était initié par les associations des jeunes de l’Union fait la force et staff Obama. Une femme a affirmé qu’“ils doivent recevoir tous les partis politiques qui les assisteront financièrement, mais pas voter à cause d’un tricot ou d’un chapeau.”

Selon un responsable d’une association, “le candidat qui veut se faire élire doit signer au préalable un contrat avec leurs associations sur ce qu’il va faire dans les cinq ans de mandat”. “Ces associations seraient instrumentalisées par certains candidats qui ont plus de moyens que d’autres qui sont cependant écoutés par la population”, affirme un membre de la société civile

Quelques jours avant, lors de présentation d’un nouveau parti politique et de ses candidats devant l’hôpital général d’Ubundu, ces deniers font à leur tour des promesses : “Nous sommes les enfants d’Ubundu… si nous avons la chance d’être élus, Ubundu va changer dans les cinq ans à venir.” Ils ont remis ainsi un générateur électrique et du carburant pour faire tourner l’usine de traitement d’eau.

Fidele Utula /Octobre 2011 

 

Opala : trop d’attente pour l’accueil des candidats

Depuis le début des opérations d’enrôlement des électeurs, les représentants locaux des autorités comme des candidats qui arrivent dans la cité d’Opala mobilisent la population des journées entières. Les banderoles, les annonces faites tôt le matin par les crieurs enjoignent : “Allons accueillir notre candidat qui est en route pour nous visiter…”

Un ministre provincial a ainsi fait attendre les gens de 7h à 18h pendant trois jours. “Nous en avons assez, depuis deux jours, et encore aujourd’hui on nous fait venir pour ne rien faire”, se plaint un cultivateur à l’annonce de l’arrivée d’un candidat à Opala. “Nous abandonnons nos familles, nos champs à cause de vos promesses démagogiques”, ajoute un autre paysan. “Vous n’avez pas de précisions, vous nous faites gaspiller le temps inutilement”, crie un troisième.

Faute de téléphones, de radios, de routes dans ce territoire d’Opala, il est impossible de prévenir les gens de l’heure exacte d’arrivée de ces candidats. Pour communiquer avec l’extérieur, la seule possibilité sont les agences phoniques des particuliers qui fonctionnent à l’aide des panneaux solaires. 

A la fin de la manifestation les gens qui se déplacent pour accueillir les candidats se disputent l’argent ou la boisson qu’on leur offre.              

Aimé Césaire Efanga/Octobre 2011 

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