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Lundi 11 juin 1 11 /06 /Juin 11:06

A Kisangani, d’ici le 3 mars, toutes les maisons, bâtiments publics et privés des grandes artères de la commune Makiso doivent être entrete­nus et repeints, a décidé le maire de la ville. Mais, dans les faits, la mesure peine à être appliquée.

 

Selon l’arrêté urbain signé fin janvier der­nier, la ville doit se faire belle. En effet, la plupart des immeubles sont vieux et délabrés. Leurs murs sont souvent noirâtres, moisis et leurs occupants pensent rarement à les entretenir. “C’est une bonne décision, car dans les villes qui se respectent, la propreté et l’entretien des bâtiments sont exigés”, ap­précie Billy Bulay Kitenge, juge du Tribunal de Paix de Kisangani. “Je ne vais pas attendre mon bailleur pour rénover mon appartement, car je l’avais prévu”, affirme Stéphane Mbo­kani, commerçant, locataire dans le vieux bâ­timent Zamundu, à la façade zébrée, proche du marché central, qui encourage la décision du maire.

En revanche, quelques dizaines de jours après l’entrée en vigueur de la mesure, les gens mo­bilisés, comme Stéphane, sont rares, malgré les bonnes intentions exprimées par les loca­taires des maisons.

Celles appartenant à l’Etat et d’autres non occupées dont les propriétaires ne sont pas sur place en inquiètent plus d’un. La décision a peu de chance d’être appliquée, avance le juge. “L’Etat ne rétrocède rien aux différentes divisions. Comment vont-elles rafraîchir les murs de leurs bâtiments ?”, s’interroge-t-il. Un autre agent du parquet de grande instance déplore que l’Etat n’entretienne pas les mai­sons habitées par ses agents. Certains préfè­rent payer eux-mêmes les travaux de réhabili­tation de leurs habitations.

D’autres Boyomais se plaignent de ne pas avoir suffisamment de moyens pour le faire. “C’est aux bailleurs de repeindre leurs maisons, pas à nous”, lâchait cet habitant du quartier Ts­hatshi. Ainsi, pour le juge, cette décision est bonne mais n’aura pas d’effet.

Quoiqu’il en soit , on doit tenir compte de l’état du bâtiment, de la toiture, des murs, de la qua­lité, du type de couleur pour l’harmonie et le confort,… avant de rénover ces immeubles. Sinon, “toutes les maisons, vieilles de plus de 50 ans, acceptent difficilement les couleurs ap­pliquées en dépit de leur qualité”, explique Ma­thieu Bahonga, ingénieur en bâtiments.

 

Théophile Kingombe

Par journalmongongo.over-blog.com - Publié dans : Mongongo 53
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