Reportages de quartier

Publié le par journalmongongo.over-blog.com

Commune Lubunga : le pont Kalema coupé

Le pont situé sur la rivière Kalema sur le boulevard Hasan II dans la commune Lubunga, sur la rive gauche du fleuve Congo a cédé il y a quatre mois. Les travaux de construction lancés en octobre par l’Office de voirie et drainage (OVD) sont arrêtés. Pourtant selon le bourgmestre de cette commune, ils  devaient prendre fin avant les élections car le gouvernement provincial a débloqué les fonds nécessaires. Le Directeur Provincial de l’OVD, qui n’affirme pas avoir reçu tous les fonds nécessaires appelle cependant  la population de Lubunga au calme “le gouverneur est un homme de parole comme il s’est décidé de construire ce pont il va l’achever. Certainement les travaux vont reprendre dans un bref délai après ces élections” souligne-t-il.

Ce pont est la principale voie d’accès à l’hôpital général de référence de Lubunga. L’évacuation des malades vers cette institution médicale est aujourd’hui difficile. L’ambulance fait un détour de 3 km en passant par le camp militaire de Lukusa. Certains malades préfèrent désormais consulter un centre de santé moins sûr qu’aller à l’hôpital. Pour Pésho Wangongo, un habitant du coin, le boulevard Hassan II devrait retenir l’attention des autorités car c’est l’unique route asphaltée de cette commune, qui va non seulement à l’hôpital, mais aussi au camp Lukusa de grande renommée pour la formation des militaires.

Christian Uzilo

 

Commune Lubunga : barrières et péage route inquiètent les habitants

Lorsqu’on débarque d’une pirogue ou du bac aux beachs Anaflukis (Association des navigateurs fluviaux de Kisangani) des pirogues motorisées, des agents de l’ordre en tenue civile se présentant comme étant du renseignement militaire soumettent tout bagage à une fouille systématique. Sacs en plastique, valises, cartons et autres colis… de certaines personnes jugées suspectes sont vérifiées. Curieusement, ce contrôle n’est pas effectué sur l’autre rive à la commune Makiso. Certaines personnes n’obtempèrent que lorsque ces agents déclinent leur identité. Pour gagner du temps, des voyageurs et les camionneurs n’hésitent à glisser de l’argent (2000 fc à 4000 fc) à ces agents. Le bourgmestre de commune, qui reconnaît quelques tracasseries, estime qu’il est normal de fouiller les bagages à l’entrée de chaque entité pour éviter la circulation des armes de guerre.

A toutes les entrées de la commune Lubunga, des barrières sont installées. A 8 Km sur la route Opala, les usagers s’arrêtent pour la fouille. “C’est pour assurer la sécurité de la population. Nous avons découvert une arme qui partait vers Opala au beach Anaflukis”, explique Agelenga Udaga, bourgmestre de Lubunga.

Certaines barrières existent à l’intérieur de la commune même comme celle du Fonds national d’entretien routier (Foner) au PK 3 sur la route Ubundu, à proximité du camp militaire Lukusa. Cette situation pénalise les transporteurs des graviers, sable, limonite qui sont soumis au péage route comme un chauffeur qui vient d’Ubundu à 125 km. Ce qui est inconcevable pour Jean Claude Esuka, ministre provincial de l’Agriculture et natif du coin. Pour le maire de la ville, l’option de délocaliser  ce poste à 19 km est déjà prise. Il ne reste que la décision du gouverneur.

Christian Uzilo

 

 

Commune Mangobo : le cimetière de Segama sous les eaux

L’eau est omniprésente dans le cimetière de Segama dans la commune Mangobo : les pluies de ces derniers mois ont saturé la terre et l’absence de caniveaux ne permet pas leur évacuation. Ceux qui viennent y enterrer leurs défunts pataugent dans l’eau stagnante, marchant difficilement dans les chemins entre les tombes, voir sur les tombes elles-mêmes dont beaucoup s’écroulent. Selon Ibala Ilouaya, le préposé du cimetière, les gens sont mêmes obligés d’évacuer les eaux avant d’inhumer le corps. 

Pour l’éviter certains enterrent leurs morts aux abords de la route rétrécissant ainsi le passage et contraignant les autres à porter le cercueil à dos d’hommes.

En outre, la place manque car “une partie (4 ha) est occupée par des constructions anarchiques”, déclare Didier Lomoyo, bourgmestre de la commune Magobo. A deux mètres des tombes, on voit des maisons, elles aussi inondées en cas de pluie.

Depuis novembre, un nouveau site pour le cimetière est en cours de défrichement à 1km de là vers la SEP Congo. Mais il n y a pas de route. “Il nous faut un bulldozer pour tracer la route”, affirme Didier Lomoyo, qui espère que d’ici la fin de l’année ce site sera opérationnel. L’ingénieur Roitelet Musafiri, coordonnateur de l’Ong Action cimetière, estime qu’un cimetière “doit être clôturé, avoir un parking, de l’électricité, des toilettes, des caniveaux de drainage des eaux de ruissellement. Le cimetière doit être divisé en secteurs et les tombes doivent être numérotées, avoir des ouvriers d’entretien, et disposer de croques morts”.

Trésor Mokiango

Publié dans Mongongo 50

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